petite définition pour commencer

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Linguistiquement, le terme bid'a signifie inventer une chose sans se référer à un modèle préexistant, d'où la parole d'Allah, le Puissant et Majestueux :

« l'inventeur des cieux et de la terre ».

Dans l'usage religieux, la bid'a renvoie à toute innovation dans la religion qui ne repose sur aucun fondement.




I. Les innovations relatives aux croyances (al-bida' al-i'tiqâdiyya)

Les sources de l'islam ayant offert à ce sujet un cadre déjà complet, on ne doit rajouter aux croyances ainsi offertes ni autres concepts métaphysiques, ni croyances d'origine non-musulmane, ni croyances imaginées, sous peine de tomber dans l'innovation (al-bid'ah al-i'tiqâdiyya).

La catégorie d'innovations relatives aux croyances (al-bida' al-i'tiqâdiyya) se subdivise en deux sous-catégories :


- les innovations qui font perdre la foi musulmane (al-bida' al-mukaffira) ;

- les innovations qui ne font pas perdre la foi musulmane (al-bida' al-ghayr ul-mukaffira).


I.1. Les innovations qui font perdre la foi musulmane (al-bida' al-mukaffira)


Certaines innovations sur le plan des croyances font perdre la foi musulmane à celui ou à celle qui les adopte.
On les appelle bida' mukaffira.
Il s'agit de tout ce qui contredit formellement un des fondements mêmes de l'islam, et consiste donc en une incroyance claire (kufr sarîh / kufr bawâh).

Par exemple :

- croire que Dieu connaît les grands événements mais pas chaque petite chose qui se passe dans l'univers (cf. Al-Munqidh min adh-dhalâl, pp. 23-24) ;

- croire que le Coran n'est pas la Parole de Dieu ;

- croire que c'est par erreur que l'ange Gabriel a communiqué la révélation à Muhammad (sur lui la paix) alors que Dieu l'avait chargé de la communiquer à Alî.


I.2. les innovations qui sont des déviances, mais qui ne font pas perdre la foi musulmane (al-bida' al-mudhallila al-ghayr ul-mukaffira)

D'autres innovations sur le plan des croyances sont également graves, mais ne constituent cependant pas une incroyance claire (kufr sarîh / kufr bawâh) mais une déviance fondée sur un doute (shub'hah conduisant à faire une fausse interprétation (ta'wîl) d'une donnée des sources de l'islam.

La plupart des croyances erronées des tendances mu'tazilites, khârijites, murji'ites, etc. relèvent de cette catégorie, comme celle relative au statut du musulman qui commet un grand péché (kabîra) : reste-t-il musulman ou pas ?

Ces trois tendances ont à ce sujet des conceptions déviantes par rapport à la voie du Prophète et des Compagnons, mais qui ne constituent pas une incroyance.

Ainsi, An-Nawawî a écrit des khârijites que s'ils étaient égarés, ils n'étaient pas incroyants (kâfir) (Sharh Muslim).
Al-Ghazâlî a écrit la même chose à propos des mu'tazilites (Al-Munqidh min adh-dhalâl).

Ibn Taymiyyah a, pour sa part, déduit du fait qu'Ibn Hanbal avait prié pour les califes abbasides Al-Ma'moun et Al-Mu'tasim malgré leur croyance déviante au sujet du caractère incréé du Coran qu'il ne les considérait pas incroyants (Al-Fatâwâ).

Qu'est-ce qui constitue une innovation qui conduit à perdre la foi et qu'est-ce qui constitue une innovation qui conduit à l'égarement sans perdre la foi ?

Pour le découvrir, lisez mon article : Le musulman qui renie un élément de l'islam quitte-t-il l'islam ?


II. Les innovations relatives aux actions (al-bida' al-'amaliyya)

Pour ce qui est des actions, on ne doit non plus rien rajouter aux éléments cultuels (ta'abbudiyya) offerts par l'islam, sous peine de tomber dans l'innovation (al-bid'a al-'amaliyya).
Cette catégorie d'innovations relatives aux actions (al-bida' al-'amaliyya) se subdivise elle aussi en deux sous-catégories :


les innovations absolues (al-bida' al-'amaliyya al-haqîqiyya) ;

les innovations relatives (al-bida' al-'amaliyya al-idhâfiyya).


I.1. Les innovations absolues (al-bida' al-'amaliyya al-haqîqiyya)


Certaines innovations sur le plan des actions sont absolues.

Conformément aux écrits d'Ash-Shâtibî reproduits ci-dessus, elle consistent :

- dans la sphère de ce qui est purement cultuel, à imaginer une forme de culte que le Prophète (sur lui la paix) n'a pas faite ; par exemple adorer Dieu en se mortifiant le corps ; faire le v½u de ne pas parler pendant une journée pour se rapprocher de Dieu, etc.

- dans la sphère de ce qui n'est pas purement cultuel, à imaginer des principes issus ni directement ni indirectement du Coran et des Hadîths ; par exemple s'interdire, dans une optique religieuse et dans le but de se rapprocher de Dieu, de manger de la viande.

A l'époque du Prophète, Aboû Isrâ'ïl avait ainsi fait le v½u de rester debout dans le soleil, de ne pas s'asseoir, de ne pas profiter des lieux ombragés, et de ne pas parler ; le Prophète (sur lui la paix) lui demanda de rompre ces v½ux (rapporté par Al-Bukhârî).



II.2. les innovations relatives (al-bida' al-'amaliyya al-idhâfiyya)

D'autres innovations sont relatives.

Elles consistent à pratiquer une forme de culte certes enseignée par le Prophète, mais dans laquelle on a rajouté un élément.

Par exemple :


- faire un jeûne, mais s'imposer, dans une optique religieuse et dans le but de se rapprocher de Dieu, de le passer au soleil uniquement ;

- pratiquer un acte de culte facultatif, qui existe dans les sources musulmanes, mais en fixant un horaire revenant régulièrement (qui n'a pourtant pas été indiqué par le Prophète) : par exemple prendre l'habitude de faire un jeûne facultatif chaque mardi.

Ainsi, alors que le Prophète faisait le sermon (khutba) après la prière de la fête du 'Eîd,un temps après son époque où le gouverneur omeyyade Marwân ibn Al-Hakam se mit à le faire avant la prière du Eid.

Il s'agit ici d'une innovation relative, et des Compagnons présents lui reprochèrent cette innovation.
Il refusa cependant, par ignorance, de les écouter et invoqua le prétexte que le contexte avait changé (cf. ce récit, rapporté par Muslim).

Cette classification des différents types d'innovations (bid'a) s'inspire de ce qu'a écrit Dr. Ali ibn Muhammad Nâssir al-Faqîhî dans son livret Al-bid'a, dhawâbituhâ wa atharuhâ-s-sayyi' fil-umma, Markazu shu'ûn id-da'wa, Al-jâmî'a al-islâmiyya bil-madînat il-munawwara.

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

# Posté le samedi 12 août 2006 11:43

Modifié le mercredi 16 août 2006 12:48

pour ceux qui le pensent, lisez ça!!!

Existe-t-il en Islam de bonnes innovations ?

17 avril 2005 Abou Abdillah


Beaucoup de nos frères et soeurs pensent qu'il existe de bonnes innovations en Islam, est-ce que ceci est fondé ?
D'où leur est venue cette croyance ?
Voyons ce que répond Cheikh Fawzan, qu'Allah le préserve, à ce sujet et Allah est le plus savant :

Question :



Quel est le statut de celui qui considère qu'il existe des bonnes et des mauvaises innovations ?

Et celui qui prétend que cette distinction est valable, peut-il s'argumenter de la parole du messager, sala Allah 'alayhi wa salam :

"celui qui instaure une bonne tradition en Islam..." et de la parole de 'Omar, qu'Allah l'agrée : "que cet acte est une bonne innovation !... ? Nous souhaiterions un éclaircissement, qu'Allah vous récompense par le bien.

Réponse :

Celui qui se permet de distinguer entre bonne et mauvaise innovation ne se base sur aucune preuve en ce sens que toutes les innovations sont mauvaises comme il a été rapporté par le messager, sala Allah 'alayhi wa salam :

"Toute innovation est un égarement et tout égarement est voué au feu"

(rapporté par An-nassaï dans son "sunan" (189-3/188) et par l'imam Muslim dans son "sahih" (2/592) mais sans la partie : "et tout égarement est voué au feu").


Quant à la parole du messager, sala Allah 'alayhi wa salam,

"celui qui instaure en Islam une bonne tradition"

(rapporté par l'imam Muslim dans son "sahih" (705-2/704) signife en fait :

"celui qui a revivifié une sunna" car le messager, sala Allah 'alayhi wa salam, à dit cette parole lorsqu'un compagnon apporta une aumône pendant une période de crise, de telle sorte qu'il fut pris en exemple par les autres compagnons qui, à leur tour, apportèrent des aumônes.


Quant à la parole de 'Omar, qu'Allah l'agrée :

"que cet acte est une bonne innovation", il s'agit en fait de l'innovation dans son sens linguistique et non dans son sens religieux.

'Omar, qu'Allah soit satisfait de lui, dit cette parole après avoir réuni les compagnons derrière un seul imam pendant la prière de "tarawih", prière en groupe qui avait été légiférée par le messager, sala Allah 'alayhi wa salam.

Il, sala Allah 'alayhi wa salam, l'avait effectuée avec ses compagnons quelques nuits puis s'arrêta de crainte qu'elle ne soit considérée comme une obligation.

Les gens continuèrent à la prier ("tarawih"), pour certaines, seules, pour d'autres, en plusieurs groupes réparties dans la mosquée, c'est alors que 'Omar, qu'Allah l'agrée décida de les réunir derrière un seul imam comme c'était le cas à l'époque du prophète, sala Allah 'alayhi wa salam, lors de ces nuits pendant lesquelles il, sala Allah 'alayhi wa salam, fut imam pour les compagnons lors de la prière de "tarawih".

'Omar, qu'Allah l'agrée, a en fait revivifié cette sunna, il a redémarré une action qui s'était arrêtée.

Cette innovation est à considérer, donc, dans son sens linguistique et non dans son sens religieux, en ce sens que l'innovation en religion est strictement interdite et il ne sied, ni à 'Omar, qu'Allah l'agrée, ni à d'autres de la faire d'autant plus qu'ils étaient au courant de la mise en garde du prophète, sala Allah 'alayhi wa salam, contre les innovations.

_________________
Source : Al-muntaqa min fatâwa, Tome 1, question 94.

Auteur : As-sheikh Al-Fawzan.

Traduction : Abou Abdillah.

# Posté le samedi 12 août 2006 11:58

Modifié le mercredi 16 août 2006 13:17

le maoulid, une innovation parmi d'autres!!!!

le maoulid, une innovation parmi d'autres!!!!
Le point de vue de l'islam sur la célébration de la naissance du Prophète (sur lui la paix et le salut)

Cheikh Ibn Bâz (qu'Allah lui fasse miséricorde)




La louange est à Allah, et que le salut et la bénédiction soient sur son Envoyé, sur sa famille, ses compagnons, et sur celui qui suit sa voie.

Les gens se posent souvent la question du point de vue de l'islam concernant la célébration de l'anniversaire du Prophète salallah anlayi wa salam, et se demandent si nous avons le droit de rester éveillés cette nuit-là, comme il est pratiqué lors de ces fêtes, en implorant le salut pour le Prophète salallah anlayi wa salam.

La réponse :

il est interdit de célébrer l'anniversaire du Prophète salallah anlayi wa salam, ni de fêter l'anniversaire de quiconque, car ceci est une innovation introduite dans la religion.

En effet, le Messager salallah anlayi wa salam ne l'a jamais fait, ni ses califes bien guidés, ni les autres compagnons radhiallah anha, ni ceux qui ont suivi leur voie durant les meilleurs siècles, alors qu'ils connaissaient mieux que quiconque la sunna, et ils étaient ceux qui aimaient réellement et suivaient parfaitement le Messager d'Allah salallah anlayi wa salam .

II est établi comme authentique que le Prophète salallah anlayi wa salam a dit :

« Quiconque commet un acte ne faisant pas partie de notre religion, cet acte sera rejeté ».

Dans un autre hadith, il salallah anlayi wa salama dit :

« Observez impérativement mes préceptes (Sunna) et ceux des Califes véridiques et bien guidés qui viendront après moi.
Cramponnez-vous-y et tenez-y fermement (litt. mordez-y à pleine dent).
Prenez garde aux nouveautés, car toute nouveauté est une innovation et toute innovation est un égarement. ».([2])



Les deux hadiths constituent une sévère mise en garde contre l'introduction, et la pratique des innovations.

D'ailleurs Allah ta'anla dit dans le Coran :


« Et prenez ce que le Messager vous prescrit, et abstenez-vous de ce qu'il vous interdit. »([3])
II U dit aussi :

« Que ceux qui désobéissent à l'ordre du Messager, prennent garde qu'ils ne subissent une épreuve douloureuse, ou qu'une peine sévère ne leur soit infligée ». ([4])

Le Très-Haut dit aussi :

« En effet, vous avez un excellent exemple dans le Messager d'Allah, pour quiconque espère en Allah, et au Jour dernier et qui se rappelle beaucoup d'Allah ». ([5])

II subhanallah wa ta'anla dit aussi :

« Les tout premiers (croyants), parmi les Émigrés (Mouhâjirîne) et les Ansares (habitants de Médine) et ceux qui les ont parfaitement suivis ;
Allah les agrée et ils L'agréent.
II a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les rivières et ils y demeureront éternellement. Voilà l'énorme succès ! ».([6])


Allah qu' Il soit exalté dit aussi :

« Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous mon bienfait, et j'agrée pour vous l'Islam comme religion » ([7])

Les versets qui ont le même sens sont nombreux.

Ainsi, fêter de tels anniversaires signifie qu'Allah ta'ala n'a pas parachevé la religion de cette communauté, et que le Messager d'Allah n'a pas transmis à la communauté ce qu'elle aurait dû accomplir.

Par la suite, des gens sont venus, introduisant dans la religion d'Allah ta'anla ce qu'Allah ta'anla n'a pas permis, prétendant que cela leur permet de s'approcher davantage de l'agrément d'Allah.

Ils font cela, malgré le fait certain que cela comporte une sérieuse menace et une opposition à Allah U et son Messager salallah anlayi wa salam, puisqu'Allah ta'anla a parachevé la religion pour ses serviteurs, et a accompli son bienfait sur eux.

Aussi, le Messager d'Allah salallah anlayi wa salama transmis clairement son message, ne ménageant aucune voie menant au paradis, et éloignant du feu, sans qu'il ne l'indique à sa communauté.

La preuve de cela réside dans le hadith authentique d'après Abdullâh ibn Oumar qui dit :

le Messager d'Allah salallah anlayi wa salam a dit :

« Allah n'a jamais envoyé de Prophète, sans lui assigner la tâche de guider son peuple vers ce qu'il sait être le meilleur pour eux, et sans les mettre en garde contre tout ce qu'il sait être mauvais pour eux ».([8])


Il est évident que notre Prophète salallah anlayi wa salam est le meilleur et le dernier des prophètes, mais aussi celui qui a le mieux transmis le message et qui a le mieux conseillé (sa communauté).

Dès lors, si les anniversaires étaient considérés comme faisant partie de la religion dont Allah ta'anla est satisfait, alors le Messager salallah anlayi wa salam l'aurait montré à la communauté ou l'aurait pratiqué lui-même de son vivant, ou l'auraient célébré à la rigueur ses compagnons radhialla anhou.

Mais de telles célébrations n'ont jamais eu lieu.

Il est donc évident qu'elles n'ont rien à voir avec l'Islam.
De telles célébrations sont, plutôt, une innovation contre laquelle le Messager d'Allah salallah anlayi wa salam a mis en garde, comme il a été démontré dans les deux hadiths précités.

On dénombre beaucoup d'autres hadiths qui viennent dans le même sens, comme la déclaration suivante du Prophète salallah anlayi wa salam lors d'un sermon du vendredi :

« En outre, la meilleure parole est le livre d'Allah, et la meilleure voie est celle de Muhammad salallah anlayi wa salam, et la pire des choses est celle des nouveautés (introduites dans la religion), et chaque innovation est un égarement ».([9])

Les versets et les hadiths qui ont le même sens sont nombreux.

Un groupe d'érudits a notamment mis en garde contre ces célébrations et les a clairement rejetées en vertu des preuves vues plus haut.
Par ailleurs, quelques contemporains diffèrent des autres et approuvent de telles célébrations à condition qu'elles soient écartées de tout acte répréhensible, comme l'exagération dans les attributs du Messager d'Allahsalallah anlayi wa salam , la mixité ou y jouer d'un instrument musical, et d'autres choses semblables qui sont condamnées par la pure révélation.

Ces mêmes contemporains prétendent que ces célébrations font partie des bonnes innovations.

Seulement, selon la règle de la chari'a, il nous faut retourner lors d'un litige au Coran et aux préceptes (Sunna) de son Envoyé salallah anlayi wa salam.

La preuve réside dans ce qu'Allah ta'anla qui dit :

« Ô vous les croyants ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager et à ceux parmi vous qui détiennent l'autorité.
En cas de désaccord sur quelque chose, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier.
Ceci est meilleur et le plus approprié pour une décision finale » ([10])

Le Très-Haut dit :

« Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah » ([11])


Nous avons référé cette affaire, à savoir la célébration des naissances, au livre d'Allah et nous avons trouvé qu'il nous impose le devoir de suivre le Messager salallah anlayi wa salam dans ce qu'il nous a apporté, et ce livre nous avertit de faire ce qu'Allah nous a interdit et il nous apprend, qu'Allah ta'anla a parachevé la religion de cette communauté.

Cette sorte de célébration ne fait pas partie de ce que le Messager d'Allah a apporté, car elle n'a rien à voir avec la religion qu'Allah ta'anla a parachevée pour nous, et par laquelle il nous a ordonné d'obéir au Messager.

Aussi, en référant cette affaire aux préceptes du Messager d'Allah salallah anlayi wa salam, nous n'avons pas trouvé qu'il a accompli une telle chose, ni qu'il nous a enjoint de la faire et ni nous informe que ses compagnons l'ont accomplie.

Ainsi, nous avons compris qu'une telle chose n'a rien à voir avec la religion, mais cela est, plutôt, une innovation introduite et une imitation des fêtes des gens du Livre, les juifs et les chrétiens.

Cela montre clairement, à toute personne possédant un minimum de clairvoyance, de désir de savoir la vérité et d'honnêteté dans sa recherche, que les célébrations d'anniversaire n'ont rien à voir avec la religion islamique.
Ce sont, plutôt, des innovations introduites qu'Allah ta'anla et son Messager salallah anlayi wa salam nous ont ordonnés d'abandonner et d'en prendre garde.

Une personne sensée ne doit pas être aveuglée par le grand nombre de gens qui pratique cet acte dans tous les pays du monde, car la vérité ne se reconnaît pas par le nombre de pratiquants, mais bien par les preuves islamiques ; comme dit le Tout-puissant au sujet des juifs et des chrétiens :

« Et ils disent : Nul n'entrera au Paradis sauf les juifs ou les chrétiens, voilà leurs chimères. Dis : Produisez votre preuve si vous êtes véridiques. » ([12])

Le Tout-puissant dit aussi :

« Si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah. » ([13])


De plus, la plupart de ces célébrations, ajoutées au fait qu'elles soient des innovations, ne sont pas exempts d'autres actes répréhensibles, tels que la mixité entre l'homme et la femme, les chants, l'utilisation d'instruments de musique, la consommation de boissons alcoolisées, la consommation de drogues et d'autres mauvaises choses encore.

Par ailleurs, ce qui peut y arriver de plus grave est le polythéisme majeur (le shirk) comme l'exagération au sujet du Messager d'Allah salallah anlayi wa salam ou au sujet d'autres saints hommes, mais aussi, l'invoquer, implorer son secours, demander son aide ou croire qu'il connaît l'inconnaissable et d'autres incroyances pratiquées par beaucoup de gens lors de la célébration de l'anniversaire du Prophète salallah anlayi wa salam et celle d'autres soi-disant saints hommes.

Dans le hadith authentique, le Messager d'Allah salallah anlayi wa salam a dit :

« Gardez-vous d'exagérer dans la religion, car les gens avant vous ont, autrefois, péri à cause de l'exagération dans la religion. » ([14])

II salallah anlayi wa salam a aussi dit :

« N'exagérez point en me couvrant d'éloges, comme l'ont fait les chrétiens avec le fils de Marie. Je ne suis que son serviteur. Donc, dites seulement : le serviteur d'Allah et son Messager. »

(Rapporté par Boûkhâry d'après un hadith d'Ibnoû 'Oumar)([15])

Ce qui est étrange à ce sujet, c'est que beaucoup de gens participent activement à ces célébrations innovées et s'appliquent pour y assister et prennent sa défense, tandis qu'ils ne font pas ce qu'Allah ta'anla leur a imposé.

Par exemple le fait d'assister aux prières du vendredi et aux prières en commun.
Ils ne donnent aucune importance à cela et ne s'imaginent pas un seul instant avoir commis un très mauvais acte.
Sans nul doute, cela est dû à la faiblesse de la foi, au manque de discernement et au fait que leurs c½urs soient couverts par diverses sortes de péchés et de désobéissances. Nous demandons à Allah ta'anla de nous accorder, ainsi qu'à tous les musulmans, la grâce d'être à l'abri de ces maux.

De même, certains croient que le Messager d'Allah salallah anlayi wa salam assiste en personne aux célébrations de sa naissance.
Étrangement, ils se lèvent en son honneur pour l'accueillir et le saluer.
Ceci est le plus grand des mensonges, doublés d'une ignorance des plus abjectes, car le Messager d'Allah salallah anlayi wa salamne sortira pas de sa tombe avant le Jour de la Résurrection, ne communique avec aucun des humains et n'assiste pas à leurs réunions.
Il se trouve, plutôt, dans sa tombe jusqu'au Jour de la Résurrection et son âme se trouve auprès de son Seigneur dans la plus élevée et la plus noble des demeures, comme le dit Allah ta'anla dans la sourate « les croyants » :

« Et puis, après cela, vous mourrez. * Ensuite, au Jour de la Résurrection, vous serez ressuscités. »([16])

Le Prophète salallah anlayi wa salam a dit :

« Je suis le premier dont la tombe se fendra le Jour de la Résurrection, je suis le premier intercesseur et le premier à qui on accordera le droit d'intercéder. » ([17])

Ce noble verset et cet éminent hadith et tous les versets et les hadiths qui vont dans le même sens, indiquent que le Prophète salallah anlayi wa salam et ses semblables qui sont morts, ne sortiront de leurs tombes qu'au Jour de la Résurrection.

Cet avis est un consensus entre les savants musulmans, sans aucune contestation. Par conséquent, chaque musulman doit faire attention à de telles choses.
Il doit rester sur ses gardes contre de telles innovations et de telles superstitions introduites par les ignorants et leurs semblables.
Ceci, car Allah ta'anla n'a fait descendre aucune preuve à leur sujet.
C'est Allah dont le secours est imploré, c'est lui à qui nous faisons confiance et il n'y a pas de pouvoir et de force en dehors d'Allah.

Par ailleurs, demander à Allah ta'anla de prier et de saluer sur son Messager, est le meilleur des rapprochements et cet acte fait partie des bonnes ½uvres, car le Tout-puissant dit :

« Allah et ses anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez ! Priez sur lui et adressez (lui) vos salutations avec tout le respect. »([18])

Le Prophète salallah anlayi wa salam a dit :

« Celui qui prie sur moi une prière, Allah prie sur lui dix prières en retour. » ([19

Cette prière est réglementée à tous moments et elle est très conseillée à la fin de chaque prière.
Selon un groupe de savants, elle est même obligatoire dans le dernier tachahhoud de chaque prière.
Elle est aussi une Sunna conseillée à des moments divers, tels qu'après l'appel à la prière ou en citant le nom du Prophète salallah anlayi wa salam, mais aussi pendant la journée et la nuit du vendredi comme le prouvent plusieurs hadiths.

Nous demandons à Allah Uta'anla qu'il nous accorde, ainsi qu'à tous les musulmans, la compréhension de sa religion et le raffermissement dans sa religion.

Nous lui demandons, qu'il nous fasse don d'adhérer fermement à la Sunna et de prendre garde aux innovations.

Allah ta'anla est le très Généreux et le Bienveillant, et que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur le Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.

***

Extrait du livre de Cheikh Ibn Bâz (qu'Allah lui fasse miséricorde) intitulé « mise en garde contre les innovations » que vous pourrez trouver dans la rubrique « Livres »...

Traduit par

Mohammad Ibrahim Nuckcheddy


Revu et corrigé par
Abu Hamza Al-Germâny

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[1] . Sahih Al-Bukhari: Vol. 3, hadith 861. Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4266.

[2] . Sunan Abu Dawud: Vol. 3, hadith 4590.

[3] . Le Coran: Sourate 59, Al-Hashr, verset 7.

[4] . Le Coran: Sourate 24, An-Nur, verset 63.

[5] . Le Coran: Sourate 33, Al-Ahzâb, verset 21.

[6] . Le Coran: Sourate 9, At-Tawbah, verset 100.

[7] . Le Coran: Sourate 5, Al-Mâidah, verset 3.

[8] . Sahîh Mouslim: Vol. 4, hadith 4546.

[9] . Sahîh Mouslim: Vol. 2, hadith 1885.

[10] . Le Coran: Sourate 4, An-Nisâ, verset 59.

[11] . Le Coran: Sourate 42, Ach-Churâ, verset 10.

[12] . Le Coran: Sourate 2, AL-Baqarah, verset 111.

[13] . Le Coran: Sourate 6, Al-An'âm, verset 116.

[14] . Sunan Ibn Majah: Vol. 2, hadith 3029.

[15] . Sahih Al-Bukhari: Vol. 4, hadith 654.

[16] . Le Coran: Sourate 23, Al-Mou'minoûn, versets 15-16.

[17] . Sahîh Muslim: Vol. 4, hadith 5655.

[18] . Le Coran: Sourate 33, Al-Ahzâb, versets 56.

[19] . Sunan An-Naçâî: Vol. 2, hadith 25.
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# Posté le dimanche 13 août 2006 15:52

si t'es toujours pas convaincu qu'il faut pas fêter le mawlid, lis ce qui suit!!!

si t'es toujours pas convaincu qu'il faut pas fêter le mawlid, lis ce qui suit!!!
Le statut de la célébration de l'anniversaire de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui)

Louange à Allah, Maître des Mondes.
Bénédiction et salut soient sur notre Prophète, sur sa famille et sur tous ses compagnons.

Il est évident que le Livre et la Sunna ordonnent l'observance de la loi d'Allah et de Son Messager et interdisent l'introduction d'innovations dans la religion.

Allah le Très Haut a dit :

«Dis: "Si vous aimez vraiment Allah, suivez- moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés.» (Coran, 3 : 31)

et


«Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d' autres alliés que Lui. Mais vous vous souvenez peu. » (Coran, 7 : 3)

et :

«Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez- le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. » (Coran, 6 : 153).

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

« le livre d'Allah véhicule le discours le plus vrai, et l'enseignement de Muhammad est le meilleur et les pratiques (religieuses) innovées les pires ».

Il a dit encore : « Quiconque introduit dans notre affaire (religion) ce qui lui est étranger le verra rejeter »
(rapporté par al-Boukhari sous le n° 2697 et par Mouslim sous le n° 1718).

Une version rapportée par Mouslim dit :

« quiconque accomplit une ½uvre non conforme à notre affaire (religion) la verra rejeter ».

La commémoration de l'anniversaire de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) au mois de Rabi I fait partie pratiques condamnables inventées par les gens.
Ils s'y prennent de différentes manières :

– Certains se contentent de se réunir pour écouter lire le récit du mawlid (la naissance du Prophète) ou prononcent des discours ou lisent des poèmes ;

– D'autres préparent des repas et des gâteaux et d'autres aliments et les offrent aux participants ;

– D'autres célèbrent l'événement dans les mosquées ou chez eux.

– D'autres, loin de se contenter de ce qui précède, intègrent dans la cérémonie des pratiques prohibées ou réprouvées comme le contact physique direct entre des hommes et des femmes dans une ambiance marquée par des chants et la danse ou des pratiques polythéistes comme l'imploration du secours du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui), son invocation et la sollicitation de son aide contre l'ennemi, etc.

Ces différentes manières de célébrer l'événement ont en commun leur caractère d'innovation prohibée inventée par les chiites fatimides après les trois meilleurs siècles (de l'Islam) pour corrompre la religion des musulmans.

Le premier initiateur de ces manifestations en public fut al-malik al-moudhaffar Abou Said Kawkaboury, roi d'Arbel vers la fin du 6e siècle et le début du 7e siècle de l'Hégire d'après des historiens comme Ibn Khallitan et d'autres.

Abou Shama dit :
« Le premier à l'avoir célébrée à Moussoul fut Cheikh Omar Ibn Muhammad al-Moulla, l'un des célèbres hommes pieux.
C'est son initiative qui fut perpétuée par le roi d'Arbel et d'autres.

Al-Hafiz ibn Kathir a dit dans al-bidaya wa an-nihaya (13/137) à propos de la biographie d'Abou Said Kazkabouri :

« Il organisait une grande cérémonie au mois de Rabi I à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).
Al-Bast a dit : un des participants à l'une des cérémonies organisées par al-Moudhaffar m'a raconté que ce dernier faisait étaler sur une nappe 5 000 (moutons), méchoui, 10 000 poulets, 100 000 coupes à crèmes, 30 plats de gâteaux [...]. Il organisait un concert (religieux) pour les soufi et dansait avec eux du début de l'après-midi jusqu'à l'aube ».

Dans Wafayat al-a'yan (3/274), Ibn Khallikan dit :

« Dès le début du mois de Safar, ils se mettaient à donner la plus belle décoration aux dômes. Sous chaque coupole se tenait un groupe de musiciens.
Pendant cette période, les gens chômaient et n'avaient d'autre occupation que de venir regarder les fêtards et tourner autour d'eux [...].

Deux jours avant le mawlid, le roi emmenait un nombre de chameaux, de b½ufs et de moutons qui défiait la description et les faisait accompagner de tambours, de chants et d'actes de divertissements, et faisait progresser le cortège jusqu'à la place publique [...]. Dans la nuit de la cérémonie, il organisait un concert (religieux) à la citadelle après la prière du maghreb ».

Voilà la genèse de la célébration de l'anniversaire de la naissance (du Prophète).
Elle date d'une époque récente et fut accompagnée de manifestations de divertissement, d'excès, de gaspillage des biens et du temps, le tout fondé sur une innovation qu'aucun argument tiré de la révélation d'Allah ne permet de soutenir.

Il convient au musulman de s'employer à faire vivre les pratiques enseignées par la Sunna et à faire disparaître les innovations et de n'engager une action avant de connaître le jugement d'Allah à son propos.

Le statut de la célébration de l'anniversaire de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).

La cérémonie organisée à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) est interdite pour plusieurs considérations :

Premièrement, ni le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui-même ni ses compagnons ne l'avaient faite.

Or toute pratique religieuse qu'ils n'avaient pas faite est une innovation à interdire compte tenu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) :

« Tenez fortement à ma Sunna et à celle des guides qui me succéderont ; accrochez-vous-y ( mordez les avec vos incisives).
Méfiez-vous des pratiques innovées car toute pratique (religieuse) inventée constitue une innovation et toute innovation est une aberration »

(cité par Ahmad, 4/126 et par at-Tirmidhi, n° 2676).

La célébration du mawlid est une pratique instaurée par les Fatimides après les meilleurs siècles pour corrompre la religion des musulmans.

Or quiconque invente, pour se rapprocher d'Allah, une pratique que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et ses compagnons n'avaient ni ordonnée ni accomplie, accuse le Messager implicitement de n'avoir pas bien expliqué la religion aux gens et démenti la parole du Très Haut :

«Aujourd'hui, J' ai parachevé pour vous votre religion. » (Coran, 5 : 3)

dans la mesure où il a apporté un surplus qu'il présente comme une partie de la religion, bien que n'ayant pas été enseignée par le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui).

Troisièmement, la célébration de l'anniversaire de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) revient à imiter les chrétiens qui fêtent la Noël.
Or leur imitation fait l'objet d'une interdiction aggravée.
Les hadith nous interdisent de nous assimiler aux infidèles et nous ordonnent de ne pas les suivre (dans leurs pratiques).

A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

« Quiconque cherche à ressembler à des gens leur est assimilable »
(cité par Ahmad, 2/50 et par Abou Dawoud, 4/314).

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit encore : « différenciez-vous des polythéistes »
(rapporté par Mouslim, 1/222 n° 259).
Cela s'applique plus particulièrement à leurs rites religieux.

Quatrièmement, la célébration de l'anniversaire du mawlid, en plus de son caractère innové et d'imitation des chrétiens – deux choses qui sont interdites – , conduit à l'excès et à l'exagération de sa vénération voire à son invocation et l'imploration de son secours à la place d'Allah.

Ceci est la réalité constatée à nos jours chez bon nombre de ceux qui célèbrent l'anniversaire innové du mawlid.
En effet, ils invoquent le messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) au lieu de celle d'Allah et implore le secours du Prophète et déclament des poèmes entachés de polythéisme comme la bourda et d'autres pour faire son éloge.

Or le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a interdit qu'on le loue de manière exagérée et a dit :

« Ne me faites pas des éloges excessives comme les chrétiens le font pour le fils de Marie car je ne suis que Son serviteur. Dites donc : il est l'esclave serviteur d'Allah et Son messager » (cité par al-Boukhari, 4/142 n° 3445, al-Fateh 6/551)

c'est-à-dire : ne commettez pas d'excès dans les louanges et la vénération que vous faites à mon endroit comme les chrétiens l'ont fait à l'égard de Jésus qu'ils ont fini par adorer, malgré l'interdiction divine qui leur avait été adressée en ces termes :

«Ô gens du Livre (Chrétiens), n' exagérez pas dans votre religion, et ne dites d' Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n' est qu' un Messager d' Allah, Sa parole qu' Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui.» (Coran, 4 : 171).


Notre Prophète nous a interdit les excès afin de nous éviter le sort qui les a frappés.

C'est ainsi qu'il a dit : « Méfiez-vous des excès car ils ont entraîné la perdition de vos devanciers »

(cité par an-Nassaï, 5/268 et déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi Sunani an-Nassaï, n° 2862.

Cinquièmement, la perpétuation de l'innovation que constitue le mawlid ouvre la porte à d'autres innovations et détourne les gens des pratiques enseignées par la Sunna.

C'est ainsi qu'on voit les partisans des innovations s'y livrer ardemment tout en négligeant les pratiques sunnites, en les haïssant et en leur déclarant l'hostilité.

ils en viennent même à réduire leur pratique religieuse à des commémorations innovées et des mawlid.
En outre, ils se sont divisés en groupes et chaque groupe célèbre l'anniversaire de la naissance de ses grandes figures.
C'est ainsi que l'on voit les mawlid d'al-Badawi, d'Ibn Arabi, d'ad-Doussouqui et d'ach-Chadhili... Ils passent d'un mawlid à un autre, et il en a résulté des manifestations exagérées à l'endroit de ces défunts et à l'endroit d'autres. I
ls les invoquent à la place d'Allah et croient qu'ils peuvent leur profiter et leur porter préjudice.
Ce qui les amène à s'exclure de la religion d'Allah et à retourner à la religion des païens à propos desquels Allah a dit :

« 18- Ils adorent au lieu d' Allah ce qui ne peut ni leur nuire ni leur profiter et disent: "Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d' Allah".» (Coran, 10 : 18)

et:

«"Nous ne les adorons que pour qu' ils nous rapprochent davantage d' Allah.»
(Coran, 39 : 3).
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# Posté le dimanche 13 août 2006 16:30

Modifié le mercredi 16 août 2006 14:26

suite

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Discussion des arguments incertains des partisans de la célébration du mawlid

Ceux qui soutiennent la perpétuation de cette innovation s'accrochent à des arguments plus faibles que la toile d'araignée.
Ces arguments se présentent comme suit :

1/ Prétendre que c'est une manière de vénérer le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).

Notre réponse est que la vénération[du Prophète] consiste strictement à lui obéir, à exécuter ses ordres, à abandonner ses interdits et à l'aimer.
On ne le vénère pas en se livrant à des innovations (religieuses) ni en maintenant des croyances légendaires ni en perpétuant des actes de désobéissance.
La célébration du mawlid relève de cette catégorie d'acte puisqu'elle constitue une désobéissance [au Prophète].

Les Compagnons étaient ceux qui ont fait preuve de la plus grande vénération à l'égard du Prophète.
C'est pourquoi Urwa ibn Massoud dit à Quaraych :

« Mon peuple ! J'ai fréquenté des rois notamment César et Cosroë et le Négus... Au nom d'Allah ! Je n'ai vu aucun roi faire l'objet d'une vénération comparable à celle que les compagnons de Muhammad lui vouent.
Au nom d'Allah ! Il ne crache pas sans que l'un d'eux rattrape le crachat et se frotte le visage et le corps avec.
Quand il leur donne un ordre, ils s'empressent à l'exécuter.
Quand il fait ses ablutions, ils se précipitent sur le reste de l'eau qu'il a utilisée.
Quand il parle, ils baissent leur voix et ne fixent pas leur regard sur lui en signe de vénération. (cité par al-Boukhari, 3/178 n° 2731, 2732, al-Fateh : 5/388).
Cette vénération ne les avait pas amené à célébrer sa naissance. Si cela était permis, ils l'auraient fait.

2/ L'observance massive de la pratique dans de nombreux pays


Nous répondons en disant qu'un argument valable doit reposer sur ce qui a été rapporté de façon sûre d'après le Messager (bénédiction et salut soient sur lui).
Or ce qui a été rapporté de façon certaine d'après celui-ci implique une proscription de toutes les innovations y compris ladite célébration.
La pratique des gens qui n'est pas fondée sur un argument ne peut pas être considérée comme une preuve.
Quel que soit le nombre des pratiquants :

«Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t' égareront du sentier d' Allah. » (Coran, 6 : 116).

Par ailleurs, Dieu merci, on trouve à chaque époque des gens qui s'opposent à cette pratique et en démontrent la fausseté.
Aussi l'attitude de ceux qui la perpétuent en dépit de la réalité qui leur a été expliquée ne peut-elle pas servir de preuve.

Parmi ceux qui se sont opposés à la célébration du Mawlid figurent Cheikh al-islam Ibn Taymiyya dans Iqtidha as-sirat al-moustaqim et al-imam ach-Chatibi dans al-itissam et Ibn al-Hadj dans al-Madkhal et cheikh Tadj ad-Dine Ali ibn Omar al-Lakhmi qui a consacré un ouvrage à la question et Cheikh Muhammad Bachir as-Sahssawani al-hindi dans son livre Siyant al-insane et Sayyid Muhammad Rachid Rida qui a consacré un traité au sujet et cheikh Muhammad ibn Ibrahim al-Cheikh et d'autres qui ne cessent d'écrire chaque année dans les journaux et revues pour dénoncer cette innovation au moment où elle est mise en pratique.

3/ La célébration du mawlid est une manière d'évoquer le souvenir du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui.

Nous répondons en disant que le musulman se souvient constamment du Messager (bénédiction et salut soient sur lui).
C'est le cas chaque fois que son nom est mentionné dans l'appel à la prière ( adhan) et dans l'annonce de l'imminence du début de celle-ci (iqama) et dans les sermons.
C'est encore le cas chaque fois que le musulman prononce les Deux Professions de foi à la suite des ablutions et dans le cadre des prières et chaque fois qu'il prie pour le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dans ses prières (canoniques) ou après la mention de son nom.

En outre, chaque fois que le musulman accomplit une bonne action instituée par le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) il se souvient de lui et celui-ci reçoit pour l'action une récompense égale à celle donnée à son auteur.

Aussi le musulman ne cesse-t-il pas d'évoquer le souvenir du Prophète et établit un lien (spirituel) avec lui nuit et jour grâce à la pratique de son enseignement.
Il ne limite pas son action au jour du mawlid et ne s'attache pas à une innovation contraire à la sunna du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) puisqu'un tel comportement l'éloignerait du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) et le mettrait à l'écart par rapport à lui.

Le Messager se passe volontiers de cette cérémonie innovée (dans la religion) et se contente de ce qu'Allah a institué pour le vénérer et témoigner de son respect.
C'est à quoi le Très Haut fait allusion quand Il dit :

«4- Et exalté pour toi ta renommée? » Coran, 94 : 4).

En effet, on mentionne son nom chaque fois que celui d'Allah est mentionné dans l'adhan, l'iqama ou la prêche.
Ceci suffit pour le vénérer, témoigner de son amour, renouveler son souvenir et exhorter les gens à le suivre.

Allah le Transcendant et Très Haut n'a pas mis en relief dans le Coran la naissance du Prophète.
En revanche, il a mis un accent particulier sur son investiture de la mission divine.
A ce propos, Il a dit :

«Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu' Il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes. » (Coran, 3 : 164)

et :

«C' est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs ...» (Coran, 62 : 2).

4/ La célébration du mawlid est une initiative prise par un souverain juste et bien instruit afin de se rapprocher d'Allah.

Nous répondons en disant que l'innovation est à rejeter, d'où qu'elle puisse venir.
La bonne intention ne justifie pas une mauvaise action et le fait d'être « juste et bien instruit » n'implique pas qu'on est infaillible.

5/ La célébration du mawlid est une belle innovation parce qu'elle exprime la gratitude envers Allah qui a mis à notre disposition ce noble prophète

On répond en disant qu'il n'existe pas de belles innovations.
Car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

« Quiconque introduit dans notre affaire (religion) ce qui lui est étranger le verra rejeter »

(cité par al-Boukhari, 3/167 n° 2697, Fateh, 5/355).

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit encore :
« Toute innovation (religieuse) conduit à l'aberration »


(cité par Ahmad, 4/126 et par at-Tirmidhi sous le n° 2676).

Il a qualifié toutes les innovations d'aberration. mais l'autre dit : « Toute innovation n'est pas une aberration puisqu'il existe de belles innovations ».

Al-Hafiz ibn Radjab dit dans le commentaire des Al-Arba'ine : « la parole du Prophète » toute innovation (religieuse) conduit à l'aberration » est si riche que rien n'y échappe.

C'est l'une des importantes règles de la religion.
C'est comme sa parole : « Quiconque introduit dans notre affaire (religion) ce qui lui est étranger le verra rejeter »
(cité par al-Boukhari, 3/167 n° 2697, Fateh, 5/355).

Quiconque invente une pratique et l'intègre dans la religion sans qu'on lui y trouve un fondement, véhicule une aberration sans aucun rapport avec la religion.
Peu importe que cela touche les questions dogmatiques ou les actes ou les paroles manifestes ou cachés ». Voir Djawami al-Uloum wa al-hikam, p. 233.

Ces gens-là ne s'appuient dans leur affirmation de l'existence de belles innovations que sur la parole d'Omar à propos des prières dites tarawih : « Quelle belle innovation celle-là ! » (le Sahih d'al-Boukhari, 2/252 n° 2010 suspendu, Fateh, 4/294).

Ils disent encore : « on a innové des choses que les ancêtres pieux n'avaient pas désapprouvées comme la compilation du Coran dans un seul livre, la transcription et la collecte des hadith... »

La réponse est que ces choses ont leur origine dans la loi religieuse et elles ne constituent pas des innovations. La parole d'Omar : « quelle belle innovation » revient à employer le vocable « bid'a » dans son acception linguistique non religieuse. Quand on dit d'une pratique qui a un fondement dans la religion qu'elle une « bid'a », ce terme est alors employé dans son sens linguistique.

La compilation du Coran dans un seul volume est bien fondée.
En effet, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) donnait l'ordre d'écrire les versets du Coran, mais ils étaient écrits de façon éparse.
Et puis les Compagnons les ont rassemblés dans un seul livre.

La prière des tarawih fut célébrée par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) pendant plusieurs nuits avec ses compagnons.
Par la suite, il se retirait de peur que la pratique ne fût rendue obligatoire. Mais les Compagnons maintinrent la pratique en célébrant la prière tantôt ensemble tantôt individuellement, du vivant du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) comme après sa mort.
Et puis Omar finit pas les rassembler derrière un imam comme on le faisait au début avec le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).
Ceci n'est donc pas une innovation dans la religion.

La transcription du hadith aussi a son origine dans la religion.
Car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) avait donné l'ordre de transcrire des hadith à des compagnons qui le lui avaient demandé.
Du vivant du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) on craignait que la transcription du hadith n'entraînât sa confusion avec le Coran. Après la mort du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) cette confusion n'était plus possible parce que le Coran était complet et bien maîtrisé avant la mort du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).
Dès lors, les musulmans se mirent à transcrire la Sunna pour la préserver.
Puisse Allah les récompenser par le bien au nom de l'Islam puisqu'ils ont bien protégé le livre de leur Maître et la Sunna de leur prophète contre la perte et la manipulation.

On dit aussi : pourquoi n'a-t-on pas commencé à manifester ce que vous considérez comme une gratitude que récemment ?
Pourquoi les hommes des meilleurs siècles comme les Compagnons, leurs successeurs et les successeurs de ces derniers ne l'ont pas fait ?
Pourtant ils aimaient mieux le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et étaient plus attachés à la bienfaisance et à l'accomplissement de la reconnaissance (envers Allah).

Est-ce que les initiateurs de la célébration du mawlid étaient mieux guidés que ceux-là ? Savaient-ils mieux qu'eux se montrer reconnaissants envers Allah, le Puissant et Majestueux ? Pas du tout.

6/ La commémoration de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) traduit l'amour que l'on a pour lui. Mieux, elle en constitue un aspect.
Et il est légitime de manifester son amour pour le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui)

.

Nous répondons en disant qu'il n 'y a aucun doute que tout musulman doit aimer le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) plus qu'il n'aime sa propre personne, ses enfants, ses parents et tous les hommes.
Puisse mes père et mère soient sacrifiés pour le défendre (bénédiction et salut soient sur lui). Mais cela ne signifie point qu'il nous est permis d'inventer des pratiques qu'il n'a pas instituées pour nous...
L'aimer c'est lui obéir et le suivre, car c'est là que réside la plus importante manifestation d'amour.
C'est à ce propos qu'on a dit :

Si ton amour pour lui était vrai, tu lui obéirais

Certes l'amoureux obéit à celui qu'il aime

Aimer le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) implique la mise en pratique de sa Sunna, sa rigoureuse conservation et l'abandon de tous les actes et paroles qui lui sont contraires.

Il est indubitable que tout ce qui est contraire à sa Sunna constitue une innovation condamnable et une désobéissance évidente.
C'est le cas de la célébration du mawlid et les autres innovations.
La bonne intention ne justifie pas l'introduction d'innovations dans la religion. En effet, la religion repose sur deux bases : la sincérité et la conformité.
A ce propos, le Très Haut a dit :

«Non, mais quiconque soumet à Allah son être tout en faisant le bien, aura sa rétribution auprès de son Seigneur. Pour eux, nulle crainte, et ils ne seront point attristés. » (Coran, 2 : 112).

La soumission à Allah traduit la sincérité et la bienfaisance revient à se conformer à l'enseignement du Messager, sa Sunna..

7/ La célébration du mawlid s'accompagne de la lecture de la biographie du Messager.
Ce qui incite les gens à l'imiter et à le suivre



Nous leur disons que la lecture de la biographie du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) est exigée de tout musulman tout le long de l'année et durant toute sa vie.
Quant à limiter cette lecture à un jour déterminé sans une preuve, c'est une innovation. Or toute innovation est une aberration » (cité par Ahmad, 4/164 et par at-Tirmidhi, 2676). L'innovation (religieuse) n'entraîne que le mal et l'éloignement du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).

En somme, la commémoration de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) constitue ,sous toutes ses formes, une innovation répréhensible.
Les musulmans doivent l'interdire et en faire autant pour toutes les autres innovations et s'employer à la revivification des pratiques prophétiques et à leur maintien.
Il ne faut pas se laisser tromper par ceux qui propagent cette innovation et la défendent.
Car ces gens-là s'intéressent davantage à la revivification des innovations qu'à la remise en valeur des pratiques prophétiques.
Pire, il se peut même qu'ils ne s'intéressent pas du tout à la revivification desdites pratiques.

De tels hommes ne doivent pas être imités, même s'ils constituent la majorité de la population.
Il faut plutôt imiter ceux qui suivent la voie que constitue la Sunna comme les ancêtres pieux et leurs partisans, même s'ils restent minoritaire.
Car ce n'est pas à travers les hommes qu'il faut chercher à connaître la vérité, mais c'est grâce à la connaissance de la vérité qu'on connaît les hommes (de vérité).
Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit
:
« Celui d'entre vous qui vivra (longtemps) verra une grande divergence de vues.
Mais attachez-vous alors à ma Sunna (conduite) et à celle des califes bien guidés. Cramponnez-vous y (mordez les avec vos incisives).
Méfiez-vous des pratiques innovées car toute innovation conduit à l'aberration
.

(cité par Ahmad, 4/126 et par at-Tirmidhi n° 2676).

Dans ce noble hadith, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) nous a expliqué en qui nous devrions nous référer en cas de divergence. De la même manière ,il nous a expliqué que tous les actes et paroles contraires à la Sunna constituent des innovations et que toute innovation conduit à l'aberration.

Quand nous examinons la célébration de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) nous ne lui trouvons aucun fondement ni dans la vie du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) ni dans celle des califes bien guidés.
Elle fait donc partie des choses innovées et des innovations aberrantes. Voilà le principe que véhicule le hadith (susmentionné).
C'est aussi le sens de la parole du Très Haut :

«si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez- le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). » (Coran, 4 : 59).

Se référer à Allah c'est retourner à Son noble livre. Se référer au Messager c'est retourner à Sa Sunna après sa mort.
Livre et Sunna constituent les seules références en cas de dispute.
Où est donc la preuve liée au Livre ou à la Sunna qui permet de soutenir la légitimité de la célébration de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).
Celui qui approuve cette pratique doit s'en repentir devant Allah le Très Haut et se repentir des autres innovations.
Voilà le comportement digne du croyant qui ne cherche que la vérité.
Quant à celui qui s'entête malgré la clarté des preuves, c'est Allah qui s'occupera du règlement de son compte.

Cela dit, nous demandons à Allah de nous aider à nous attacher à Son livre et à la Sunna de Son messager jusqu'au jour où nous Le rencontrerons.

Puisse Allah bénir et saluer notre prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

Extrait du livre : houqoq an-nabiy salla Allahou alayhi wa sallam bayna al-idjlal wa al-ikhlal p. 139 par Dr Salih ibn Fawzan al-Fawzan, membre du collège des grands ulémas en Arabie Saoudite.

# Posté le mercredi 16 août 2006 14:27

Modifié le jeudi 24 août 2006 09:59